naybuleuse

09 juin 2013

La vie est ainsi faite ...

Seuls les fous ne changent pas d'avis, dit le dicton. Il se fait que je suis folle et que je change d'avis. La vie est ainsi faite ...

Quelques sept ans plus tard je me rasseoie derrière le même écran, si semblable et si différente. Je relis mes textes et je les aime encore. J'en aime mon amour fougueux pour J., cette réflexion qui a accompagné ma soumission à lui, cette déchirure intime qui m'a propulsée plus haut, plus loin...

Alors, je vais reposter quelques uns de mes anciens billets. Peut-être en écrire de nouveaux, je ne le sais pas. Cela, seul le temps le dira. En bas de mes billets, figureront les commentaires de jadis.

 

nayz ... is still dreaming

Posté par naybuleuse à 20:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 septembre 2006

Savoir partir et bâtir

Je n'ai plus rien à dire ici. Ce fut une belle aventure, que je réintègre dans ma vie. Comme tout ce qui fait partie de ma vie, elle portera ma signature, nom et prénom, qui je suis, sans pseudos ni écrans ni nébuleuses. Et pour tous ceux avec qui j'ai aimé échanger, je vous dis bonne continuité. J'ai de grands projets qui nécessitent toutes mes énergies, alors si je pars d'ici, c'est pour mieux bâtir ailleurs. Là où ma vie se passe. Et si je ne laisse pas de traces de ma naybuleuse c'est parce que mon témoignage ici, je le sais maintenant, est incomplet. Mon amour pour J. ne rentre pas dans un cadre ni dans un autre, pas plus que ma vie avec mes désirs et mes fantaisies ne peut se compartimenter derrière un écran ou à travers un acronyme.

Pour tous et toutes, merci.

Posté par naybuleuse à 08:39 - Commentaires [6] - Permalien [#]

29 août 2005

Ce soir on sort

Et je dois me préparer. A ton goût. Fébrile, je prépare mon bain, mes huiles et je change la lame de mon rasoir. Je dois être parfaite pour toi. Je fouille ma garde-robe. Je sors une tenue, puis deux. Rien d’outrageant, très classique. A toi de choisir. Quand je te les présente tu veux que je les essaie. Devant toi. Je déteste le faire en ta présence. Des gestes qui échappent à mon contrôle, qui montrent ce que je préfèrerais cacher, mais il ne s’agit pas de négocier, n’est ce pas. Alors je m’exécute. Et tu me regardes faire, assis confortablement dans ton fauteuil de cuir, les pieds reposant sur ton ottoman, une cigarette aux lèvres, les yeux mi-clos. Je suis rouge de gêne, tu sais combien je suis malhabile à aimer mon corps mais tu persistes. Et signes. Et le verdict tombe, ce sera la longue jupe noire avec le chandail (noir aussi) et la tunique par dessus en mousseline (noire) transparente. Élégant, classique, pudique, comme j’aime.

Et je cours vers la salle de bain. Les parfums des huiles se mêlent à ceux du savon et je me noie dans cette humidité odorante. Cette fois je ne tarde pas trop dans la baignoire, j’ai hâte de te retrouver, oh, si hâte. Je prends par contre le temps d’adoucir ma peau pour toi, de porter ces bas que tu aimes, de me parfumer les seins et de porter mon collier dans mes mains pour te demander de le placer autour de mon cou. Aucun autre bijou que lui. Et ton regard sur moi, souriant et satisfait. Je jubile, rouge de plaisir, heureuse de te plaire, émerveillée de pouvoir le faire.

Puis je reste à tes pieds, sur le coussin qui porte mon nom maintenant. On regarde ensemble les nouvelles, je te prépare ton whisky, j’en suis presque à ronronner. Jusqu’à ce que tu donnes le signal de départ

- Wait for me in the dining room, please, pet.

J’y vais au dining room, je m’assure d’avoir mon sac à main, un dernier regard au miroir pour vérifier mes cheveux, mon maquillage. Et je me retourne pour te voir arriver, mais tu te colles à moi ne me laissant pas le temps de t’admirer à mon tour. Je sens ton sexe contre mes fesses et je bascule mon bassin légèrement pour mieux sentir ton contact. Doucement tu glisses tes mains sous mon corsage et dégrafes mon soutien-gorge. Tant bien que mal. C’est fou comme ça peut être compliqué des fois. Je t’aide, ôte le morceau de linge récalcitrant. Tu me pousses vers la table et ta main sur ma nuque me signifie l’ordre de me pencher. Je suis maintenant pliée en deux et quand tu me demandes de tenir les bords de la table avec mes mains et d’écarter mes cuisses, je le fais en me disant que pour l’élégance, cette fois, c’est raté.

ce_soir_on_sort_sur_naybuleuse

© China Hamilton

Tes mains remontent ma jupe et je sais que tu vois mes fesses en gros plan. Ma croupe blanche par-dessus les bas noirs,  juchée sur mes talons, les cuisses écartées, mon intimité offerte, je ne me sens pas fière mais je suis si excitée par contre. Ce que tu te fais un devoir de valider, tes doigts effleurant mon sexe qui s’ouvre à toi, humide et avide, déjà. Ah, le téléphone qui sonne. Tu me laisses et vas parler avec Isabelle qui s’informe sur l’heure de la rencontre. Je reste là à t'écouter lui parler et à sentir le poids de tes yeux sur moi, à t’entendre lui dire que tu dois me préparer et que tu la rappelleras quand je serais prête. Les idées se bousculent dans ma tête. Me préparer pour quoi, comment? Je sais qu’il existe dans ce petit bout de pays des clubs de "pratiquants" mais tu ne m’avais jamais parlé de m’y emmener. Je suis légèrement déroutée. Tu sais qu’il me faut plus que quelques heures pour m’aider à surmonter ma peur de me montrer aux gens du « milieu ». Ce n’est pas mon truc. Tu lis la déroute dans mes yeux et tu te penches, ta main prenant possession de moi, tu me lèches la nuque, tu la mords, tu murmures dans mes oreilles que tu m’aimes et je fonds. Je choisis le martinet quand tu me demandes avec quoi j’aimerais que tu me « prépares ». Bien sûr, j’ai le choix entre lui et la canne. Bien sûr, tu optes pour la canne. Bien sûr j’aurais dû le savoir.

Et ta valse commence. Entre les coups qui tombent incisifs et précis, qui me brûlent la peau et ta main qui me caresse le corps et m’échauffe les sens. Mes fesses rougissent, je le sais parce que tu commentes la « chose ». D’un ton amusé, un peu moqueur, surtout quand tu vois les efforts que je mets à ne pas quitter la place.

- Amazing how well you mark my pet, give me your ass, show it to me, don’t you want me to take it ?

Et je grogne et je me cambre, essayant de mieux m’offrir à tes coups. Mes larmes coulent sur mon visage, mais je sais que j’accueille mieux ta canne que la première fois où nous avions fait intimement connaissance elle et moi. J’en suis presque fière quand soudain tu la fais percuter entre mes cuisses ouvertes, rapidement, répétitivement. J’en perds mon souffle, incapable même de crier, ma tête crie merci, des lumières brillent dans mon cerveau, la douleur est insoutenable. Arrête, arrête, de grâce, ai-je envie de hurler mais aucun son ne sort de ma bouche. Et quand enfin tu t’arrêtes j’émets un long soupir et j’éclate en un sanglot bruyant. Mes larmes coulent de plus belle, mon nez aussi morve, oubliée l’élégance, mes jambes flageolent, je me redresse doucement, mes seins quittent la table et mes mains retrouvent l’intérieur de mes cuisses pour les masser, les soulager. Pliée en deux encore mais cette fois pour tenter d’amoindrir la douleur au lieu de la quémander.

Tu te colles à moi de nouveau, et tes mains prennent mes seins, les malaxent, les triturent comme si tu voulais en retirer la sève par-dessus les tissus qui les cachent. J’en oublie ma douleur et mon dos retrouve ton torse, mes mains s’enroulent autour de ta nuque, offerte à tes caresses et à ton désir, t’offrant aussi le mien. Et tu me fais retrouver la table, solide support pour subir tes délicieux affronts. Ton sexe se glisse dans le mien, s’y encastre, en joue, en sort et revient inlassablement à la tâche. Mes sens s’affolent, ma croupe te retrouve, te cherche, t’en veut. Tu ne te fais pas prier, pas longtemps du moins et je te sens cogner à l'autre porte, toc, toc. Je l’ouvre grand pour toi, je t’attire vers l’intérieur, tu visites les lieux, conquérant et seigneur. Cette envie que j’ai de toi n’a plus de fin, ma main court vers mon bouton, le sort de sa retraite, lui redonne une jeunesse oh si peu oubliée, je t’en demande la permission, tu m'en fais cadeau et j’accorde mes gammes à tes coups de boutoir, symphonie ultime qui monte qui monte, qui nous échappe.

Et tu viens en moi, et je viens par toi, heureux, amoureuse, vivants. Quand tu te retires, je sens ton sperme qui coule sur mes cuisses. Je n’ose pas trop bouger, je recherche la serviette qui traînait sur la table mais tu l’écartes et me dit de me redresser. Je ne comprends pas, mais tu insistes et j’obéis. Et je sens ta sève et la mienne couler sur mes cuisses, tâchant mes bas, je retiens ma jupe pour ne pas aggraver les dégâts. Je te regarde et tu souris. Tu t’approches de moi et prends mes mains dans les tiennes. Ma jupe retombe. Tu m’embrasses et je t’enlace. Doucement tu t’évertues à retirer le chandail que je porte sous ma tunique, je t’aide et le contact de la mousseline sur mes seins me donne le frisson. Tu m’embrasses encore, tu m’embrases toujours et je gémis de toi.

- we are going out princess, and you are ready

Ce soir là nous ne sommes pas allés à un donjon, je n’ai pas rencontré des gens du « milieu ». Isabelle était là, mon « safe call », une amie. Et nous sommes allés nous amuser, souper, puis jouer.. au billard !!! Et comme je ne connaissais pas ce jeu, tu m’en a appris les règles. Comme souvent, comme toujours.

 

Ce soir-là, avec ton sperme qui a séché sur moi, mes fesses qui se rappelaient à mon souvenir à chaque mouvement que je faisais, avec l'envie que j'avais de toi et d'être à tes côtés.. Ce soir-là, avec les regards des hommes que tu m'as dit me déshabiller. Ce soir-là, ne portant que ton collier comme unique sous-vêtement et bijou. Ce soir-là j'étais reine. La tienne.

 

 

Commentaires


Le bon ton

Un joli moment, raconté de main de maître... il n’est jamais simple de relater des souvenirs réels dans des textes que l’on publie : trop en dire ou pas assez ; conserver son jardin secret tout en divulguant suffisamment de détails pour que l’essence du récit ne perde pas le fil du souvenir ; appeler un cul un cul mais ne pas tomber dans le vulgaire ; faire du funambulisme entre l’érotique et le salace... Ici tout est bien vu : le ton est bon, et le souvenir délicieux, alors... merci naybuleuse !

Khayyam

Posté par Khayyam, 29 août 2005


 ...

troublant, erotique..et au delà de tout ,la beauté de tant donner ..., une bien jolie fée que nay...dans tous ses mots...
bises

morgane

Posté par morgane, 29 août 2005


 De l'âme

avant toute chose dans votre subtile prose. De l'art sans être du cochon Pour un partage d'images et d'émotions, à fleur de peau ! Merci merveilleuse Nay.

Posté par Elle, 29 août 2005


 Pour Khayyam, Morgane & ELLE

Khayyam >>> Le bon ton, vous connaissez, et cela me rend encore plus fière de lire vos mots. Merci.
Morgane >>> Tant donner et tant recevoir. Quels privilèges. Dont vous aussi nous comblez, Morgane. Merci.
ELLE >>> C'est bien ELLE la merveilleuse !!!! Divine dans ses lianes, belle elle.

Posté par nayz, 29 août 2005

 

Posté par naybuleuse à 20:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]